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Il y a quelques jours, Elie Payan remportait un second bracelet pour la France. Un double exploit : historique, puisqu’à part David Benyamine, Patrick Bruel, Gilbert Gross, Claude Cohen, Vanessa Hellebuyck et, le jour précédent, ElkY, personne n’avait signé de telles performances ; personnel puisque c’était tout simplement le premier tournoi WSOP joué par ce jeune joueur originaire d’Orléans, et grinder à mi-temps aux petites limites de Las Vegas —1/3 puis 2/5$. Et, surtout, bien choisir son casino : « Au Venetian, il y a énormément de Dead money, et tu peux caver haut, à 1000$ sur une 2-5… Il y a de quoi avoir de belles masses à la fin d’une session. Tout le monde parle tout le temps du Bellagio, mais là-bas, c’est comme à l’Aviation Club de France à Paris : le niveau est bien plus élevé, il y a tous les grands joueurs, donc c’est moins facile… »

Car grinder, c’est un métier. Difficile, même, qui implique, comme le dit Elie lui même « d’aller au bureau », c’est-à-dire de se concentrer sur son travail au casino le plus proche : monter des jetons, ramasser un peu d’argent, et repartir chez soi, jusqu’au jour suivant. Dans un monde de poker où remporter 293 000$ semble parfois aux plus blasés une paille —à peine le buy-in d’un tournoi super high-roller, comme à l’Aussie Millions—, aller chaque jour aux tables de petites limites semble ne pas correspondre au rêve que veut nous vendre le poker moderne : un poker de tournoi pour superstars et quidams, millionnaires d’un jour, supernovas médiatiques propulsés au devant de là scène.

Lorsqu’il a remporté son bracelet, Elie a vu sa vie défiler devant lui : ses parties de sit’n’go à 10$ à Orléans, ses débuts aux tables 1-2€ dans les petits cercles de jeux parisiens, sa décision, très calculée et réfléchie, de partir à Vegas pour s’installer dans un petit appartement et y jouer sa vie à plein temps. L’online ? Il connaît, mais n’apprécie guère. Et avec le Black Friday, comme par hasard, tout l’argent a pris la direction des casinos, puisqu’il n’est plus possible de jouer autrement. A la main finale, il n’a pu que se bredouiller « Putain… J’ai déconné… », comme conscient que cette victoire allait peut-être lui changer toute sa vie. Bien sûr, cet exploit a été indirectement amenuisé par le come-back retentissant d’ElkY, le jour précédent : un champion qui ramène un bracelet, cela fait plus vibrer encore les médias que l’average joe. Mais derrière, les interviews pleuvent, et les sponsors peuvent s’intéresser très vite à ce joueur solide, les pieds sur terre, avec un véritable plan de carrière. Pour l’instant, Elie fait une pause, histoire de dormir et de prendre du recul. Trois jours, seulement, avant de s’offrir le PLO Championship à 10 000$, et de l’aborder « gonflé à bloc ».

Article paru sur poker52.fr le 17 juin 2011.

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